La deuxième phase a débuté dans la semaine du 3 au 7 mars avec le raccrochage du moteur, c’est la phase finale :

enfin prêt, le montage imaginé par Jean-Claude est mis en place, et le moteur positionné devant le bâti.

Le palan ne se déplaçant pas en longitudinal, il a fallu déplacer l’avion et imaginer un système permettant de faire reculer le moteur dans l’axe du bâti et étudier différentes solutions :


L’avion est mis sur vérins pour respecter l’horizontalité la plus parfaite et éviter que l’ensemble ne s’enfonce en écrasant les vérins amortisseurs de train

Et c’est finalement la solution d’ une sangle avec un tire fort accroché au groupe électrique pour faire bon poids qui sera retenue !







le moteur est mis en place et accroché, c’est une étape importante.

Le chantier de finition du ré habillage peut commencer,



le collecteur d’échappement, un vrai puzzle :



Le chantier arrive au bout du tunnel, encore du travail, mais le moteur raccroché, c’est bon signe. Nous commençons à avoir des démangeaisons, il sera bientôt temps de le faire fumer et de sentir les vibrations sous les mains !

Le 16 avril, grand moment, le remontage de l’hélice

Jean-Claude et Rolland sont à pied d’oeuvre, l’hélice arrimée au palan du N5 va être positionnée.










Elle est en place la bougresse !!!

notre voisin est de plus en plus mal en point :

et Gabriel a retrouvé une page de son carnet de vol où apparaissent le F GGEC et le F-GDPP, coïncidence émouvante !

L’hélice en place, le remontage continue, les schémas sont complexes :


Un outillage va jouer un rôle important :

Il va permettre le réglage du calage des pales d’hélice

22 avril
aujourd’hui, nous avons prévu de tourner, moment crucial du chantier ! Dès le matin, Jean-Claude, Guy, Gérard, Rolland, Guillaume sont là, Gabriel les a rejoint, j’arrive en fin de matinée, Yves est également là et tout le monde s’affaire. Jean-Claude a mis au point avec les collègues un outillage de pré huilage.

Il s’agit d’injecter de l’huile moteur chaude sous pression dans les cylindres avant la première mise en route.

Une réalisation qui aurait pu être brevetée du temps des conventionnels, dommage qu’elle arrive si tard, mais elle aura été bien pratique. L’huile est réchauffée dans un bac avant d’être propulsée dans le circuit à l’aide d’une pompe ! On n’avait pas encore fait ça aussi bien.

Nous allons faire des essais statiques de régulation, discussion sur le processus, et c’est parti. L’avion est alimenté par notre groupe électrique auxiliaire. C’est impressionnant d’assister à la rotation des pales du plein petit pas au drapeau.



Les derniers réglages et le moteur est prêt.

Gérard en bon spécialiste Pratt a effectué un calage des magnétos dont il nous dit qu’il devrait être de nature à régler tous les problèmes.
Le poste est dégagé et nettoyé !

L’avion est tracté jusqu’à un parking au large des hangars pour le point fixe. Tout le monde est là, Véronique et Philippe viennent voir, les mécanos qui sont sur un point fixe 320 à côté, attendent avec impatience les toussotements de l’ancêtre.
Nous sommes installés au poste avec Gabriel, Jean-Claude en troisième homme est en liaison radio avec les autres qui sont au sol. Gabriel prévient la tour de notre essai, nous allons faire de la fumée, ne vous inqietez pas. Le contrôleur très sympathique nous dit bonjour le DC3, et bons vols, nous sommes contents.
La check avant mise en route déroule, réservoirs ouverts sur auxiliaires, les manettes de mélange sur autorich, les boosters sur on, les carbu se remplissent, ... coupez, ça fuit !!! à droite une fuite carburant, tout est stoppé.
La fuite est vite repérée, un joint à changer, tout le monde y va !

En face, sur un parking, nous voyons un A330 d’Air France qui sort de GV avec la nouvelle livrée. On aime bien, elle est plus douce.

Une demie heure plus tard, nous sommes prêts à tourner. La check de nouveau, le lanceur, trente secondes, enclanché, trois pales, les magnétos 1+2 et plein riche, le moteur tousse et s’arrête, il a un peu toussé. Au deuxième essai, c’est parti et notre nouvel engin s’ébroue, fume, et se met à tourner avec un bruit de plus en plus beau et régulier. Le régime s’installe, mélange auto pauvre, booster off, la pression d’essence est stable, la température d’huile monte doucement. Nous allons le laisser chauffer, tout va bien, tout le monde a le sourire. Gabriel pousse légèrement les tours, pas trop car nous ne sommes pas capotés, sélection des magnétos, essais de régulation, mise en drapeau et retour encore une régul et c’est bon, tout est nominal.
Nous n’allons pas en faire plus aujourd’hui. Ensuite cut off, il est un peu long à s’arrêter ! Nous démarrons le gauche, pas de problème, une horloge après six mois d’hivernage.
Nous aurons de l’huile, mais ça doit venir du généreux préhuilage.

Discussion sur le temps de coupure un peu long. L’huile est nettoyée et nous refaisons une deuxième mise en route sur chaque moteur avec Gérard à bord, pour voir le problème de l’arrêt. Au deuxième coup, tout se passe bien et à gauche, plus d’huile. Beau travail de Gérard sur le calage des magnétos, un pro avec un bon outillage !!! tout va bien, et nous avions emprunté l’outillage à Baptiste Salis, merci.
C’est le bonheur, nous allons rentrer l’avion, Jean-Claude aux commandes du tracteur de piste.
Tout le matériel est rangé dans le hangar

Le moteur brille

et nous fêtons dignement ce moment mémorable avec toute l’équipe. C’est un moment émouvant de voir le résultat de centaines d’heures de travail et d’engagement de notre équipe se concrétiser ainsi. Bravo à tous !