Orly, un petit matin de fin août, 6h30, je gare la voiture. Devant le hangar N6, sur le parking avion un A320 dépouillé de ses équipements attend la fin proche après 20 années de bons et loyaux services. Le soleil se lève, le ciel est bleu profond et l’ambiance encore un peu fantomatique. Quelques hôtesses en uniforme attendent devant le petit bâtiment bas où s’arrêtent les navettes. Je marche doucement en tirant ma valise. Elles vont partir en courrier et moi, je suis entre des vacances et un engagement quasi professionnel. Je prends le vol pour Annecy dans quelques instants, en mise en place, comme on dit dans le langage du métier. Je vais faire voler un avion aux couleurs d’Air France et je ne suis pas pilote d’Air France et je ne l’ai jamais été. Je trouve ces petits instants pleins d’humour et sympathiques. Tout le monde se salue, nous sommes dans un monde policé et cordial, chacun dans son rôle.
Deux heures et demie plus tard, l’ATR d’Airliner, vol Britair, partenaire d’Air France, membre de Skyteam, file dans l’air calme du matin. Compliqué les annonces d’aujourd’hui !

Nous sommes en descente sur Genève, la masse imposante du massif du Mont Blanc émerge des brumes et brille au soleil. Je suis bien. Voici le lac, l’aéroport et la ville, le jet d’eau est bien visible. Nous arrivons en palier vers le lac d’Annecy. La procédure d’approche nous fait passer au travers de la maison de Gabriel, je suis assis à gauche et je ne la verrais pas. Jean-Claude est assis un peu plus loin. Nous nous sommes retrouvés dans l’aérogare. Il descend pour décapoter le moteur droit et reprendre quelques serrages de tuyauteries afin de stopper de petits écoulements d’huile.
Après une finale toujours intéressante avec son plan fort, nous sommes posés. A l’arrêt des moteurs, le CDB fait son annonce en remerciant les passagers et en souhaite bonne journée, et bon vol à ceux qui vont faire du DC3 ! Je suis surpris et je demande à Jean-Claude s’il a dit quelque chose, non, alors qu’est-ce que ça veut dire ? Ce n’était pas un des noms que je connais. En sortant, j’invite la jeune hôtesse à venir à l’avion et lui demande de proposer la visite aux PNT. Le DC3 est stationné cent mètres plus loin, devant l’ATR 42.
Dans la petite aérogare, nous retrouvons Gabriel et Pierrot. Nous récupérons ma valise et la caisse à outils de Jean-Claude. En passant devant le comptoir, nous voyons l’équipage débarquer et attendons pour renouveler l’invitation. Le CDB arrive et va vers Gabriel, « Jacques Lumbroso » ? Non c’est moi, bonjour ! mais comment sait-il tout ça ? Ah, mais j’ai vu ton nom sur la liste passager et j’avais vu le DC3 au départ d’Annecy le matin, et je te connais par la pilotlist !!!! Quelle rencontre, Gabriel est abasourdi, et moi aussi. Très gentiment, ils nous suivent tous les trois jusqu’à l’avion et nous passerons trois quart d’heures à discuter. Le CDB a un parcours riche et a fait beaucoup de choses, comme tous ceux qui se sont formés et sont partis de l’aéroclub. C’est vraiment de ce profil dont nous aurions besoin, il a du métier, de la passion et est sympa, mais comment faire quand on travaille !
Nous allons passer la journée sur le terrain, Jean-Claude, Gabriel, Pierrot et moi. J’ai proposé un coup de main à Jean-Claude, il a très aimablement décliné. C’est sûr qu’il préférait avoir le coup de patte de Pierrot que le mien ! J’ai longtemps rêvé de faire de la mécanique sur avion. Dans ma jeunesse, j’avais participé à une GV de Piper J3, puis à celle d’un planeur Javelot. Ensuite, je me suis retrouvé Ingénieur aéronautique, faute d’être pilote professionnel. Entré à Air France, la technique s’est éloignée au fil des ans et dans les aéroclubs dont je me suis occupé, on m’a rapidement confié des responsabilités de gestion. En rentrant comme jeune novice à France DC3, j’avais espéré pouvoir travailler sur l’avion. Il y a eu quelques tentatives, mais j’ai rapidement compris que là encore, c’est plutôt la gestion qui me tendait les bras. C’est que tout compte fait, il est sans doute préférable que chacun exerce dans ses compétences, et c’est mieux que ce que m’avait proposé le Président de l’Amicale Jean-Baptiste Salis à la Ferté, quand je m’étais inscrit : balayer le hangar. Ca m’avait frappé, moi qui sortait de 30 années de vie professionnelle pendant lesquelles la recherche, la mise en valeur et l’utilisation des compétences avaient représenté un des fondamentaux de mon travail managérial ! Donc, là encore le travail allait être fait par les compétences établies, Jean-Claude et Pierrot aux caisses à clous et moi au téléphone, sur le micro-ordinateur et dans le discours.

Nous avons passé une journée superbe sur le tarmac ensoleillé d’Annecy, sous l’aile des montagnes savoyardes. Jean-Claude et Pierrot ont mobilisé les escabeaux des pompiers, décapoté le moteur droit et traqué toutes les causes possibles de suintement. Pierrot a gagné ses galons d’aide mécanicien DC3 en trouvant l’origine de la fuite principale. Jean-Claude a encore montré là ses compétences et son engagement. Il ne savait accepter ces légères fuites après le montage du moteur et avait raison. Avec Pierrot, dont le parcours nécessiterait l’écriture d’un roman, ils forment une sacré équipe.

Nous avons reçu de nombreuses visites, Henri, bien sûr, qui se remet doucement de sa lourde opération,

le Conseiller du Président du Conseil Général passe et nous lui exposons qui nous sommes et ce que nous faisons à Annecy. Il semble intéressé par des perspectives de présence de l’avion sur des manifestations. Nous voyons également un groupe de trois jeunes pilotes privés, élèves ingénieurs dans la région qui nous ont vu à Budapest la semaine passée !

Gérard Wintz, un membre du Forum Pilot list passe également, ainsi que Adam Shaw, pilote de voltige des CapTens avec Marianne Maire-Shaw. Il fait le plein d’un de ses Cap10. En fin de journée, nous récupérons Yves qui sera le mécanicien sur la rotation Angers, Jean-Claude rentrant sur Paris le lendemain.
Vendredi matin, nous sommes au terrain assez tôt. Pendant que Gabriel fait un aller retour chez lui pour charger des bagages, nous allons déplacer l’avion qui est garé dans une sorte d’impasse. Le gestionnaire de l’aéroport est extrêmement sympathique et coopératif. Il fait bouger un hélicoptère et mobilise un tracteur de l’aéroport qui nous tire sous la supervision de Jean-Claude. Je vois passer Mickaël qui est en stage pilote instructeur FI à Grenoble. Il a juste le temps de descendre de son TB10 pour nous saluer. Nos mécaniciens préparent l’avion et je prépare la navigation. La météo est correcte, un résidu de front sur le centre de la France, mais ça ne devrait pas poser de problème. Le vrai sujet est, et sera, celui du ravitaillement en essence. Il nous reste un peu plus de 1000 l et nous avons besoin de ravitailler avant Angers, sachant que mes savants calculs de conso m’avait conduit à demander à Francazal où nous irons après Angers, un ravitaillement de 1800 l. Nous avons imaginé de passer par Moulins où se trouve un automate Total. Nous nous servons chez Total qui nous sponsorise un peu. Coup de fil au gestionnaire qui après avoir dit oui, se rétracte. Il n’en a pas assez, allez plutôt à Saint Yan dit-il. Bonne idée, c’est sur la route, je revois un camion Total et on aime bien l’aérodrome. Gabriel arrive et adopte l’idée Saint Yan, bien sûr. Un coup de fil à Jacques Aboulin, le Directeur du Centre, il nous attend pour déjeuner, très bien.
Nous embarquons, Gabriel, Yves et moi pendant que Jean-Claude reste au sol pour faire le départ. Il rentrera à Paris dans l’après-midi avec la ligne. Décollage avec un peu de retard, nous arrivons sans problème à Saint Yan où nous sommes accueillis par une douce voix de contrôleuse qui n’en finit pas avec quelques bavards sur la fréquence. A peine garés, quelques jeunes EPL viennent vers l’avion en demandant ce que c’est ! Alors là, nous leur expliquons que c’est l’avion qui a fait leur métier, qu’il y en avait pour la formation ici, dans la grande période etc. etc. Ils ne sont pas déçus d’avoir posé la question, mais ont quand même le droit de visiter l’avion. Fanny arrive ensuite, c’est sympa d’être accueillis comme ça et nous voyons arriver Jacques accompagné de Michel Ziegler, le créateur d’Air Alpes. Encore une légende de notre aviation. Nous déjeunons ensemble en échangeant sur les contraintes dans lesquelles évolue l’aviation générale en France. Michel Ziegler est chargé d’une mission et était venu consulter Jacques. Gabriel et lui évoquent bien sûr les anciens de la compagnie. Après Air Alpes, on les a trouvé bien sûr chez TAT, mais aussi ailleurs et Gabriel en a croisé beaucoup dans la période où il avait été détaché chez TAT par Air Inter.
Après le café, nous nous dirigeons vers l’essence et là surprise, c’est BP. Le camion Total qui était là en juillet accompagnait le Tour aérien des jeunes pilotes ! On a tout faux, mais on ne regrette pas d’être passés. Nous allons avec Fanny aux OPS pour avoir la dernière météo sur le trajet et rechercher un terrain où nous pouvons trouver du Total. Notre choix se porte sur Poitiers. Un coup de fil pour confirmer que la cuve contient ce qu’il faut et que c’est accessible au DC3. Pas de problème nous dit-on.
Adieux à tous et c’est reparti. C’est amusant d’avoir vu, par hasard, dans la même journée Mickaël à Annecy et Fanny à Saint Yan, nous avons beaucoup de sympathie pour eux.
Petite navigation tranquille jusqu’à Poitiers. La visibilité est extraordinaire. A perte de vue, nous voyons la chaîne des puits s’étaler jusqu’au fond de l’Auvergne. L’approche est rapide, semi directe main gauche et nous sommes posés. L’accès à la pompe est limite, il faudra du monde pour pousser l’avion. Nous faisons péniblement les pleins, l’automate ne lisant pas facilement la carte et s’arrêtant régulièrement. Le lecteur rend l’âme avant que nous ayons pu compléter. Après jaugeage, il manque 300 l, ça ira bien pour aller jusqu’à Francazal. L’accueil à Poitiers est fantastique, des dizaines de personnes sont autour de l’avion. Un jeune spotter qui écoutait le trafic sur sa VHF est arrivé en courant de chez lui. Un autre nous apporte des boissons fraîches. Merci à eux, ça c’est de la convivialité aéronautique. Tout le monde s’arc-boute sur les trains pour reculer le DC3. Puis nous mettons en route et c’est reparti pour Angers.
A Angers l’accueil sera exceptionnel de chaleur et de gentillesse. Une fois posé, nous stationnons sur le parking en dur pour la nuit. Le lendemain, ce sera sur l’herbe après le premier vol du matin. Nous rencontrons rapidement toute l’équipe du Musée d’Angers qui organise le meeting. Christian Ravel, le fondateur rempli d’énergie et de foi en ce qu’il fait. Un personnage formidable qui est exemplaire par sa carrière, la réussite de son projet mené avec opiniâtreté et persévérance. C’est un grand monsieur, jovial et sympathique et toute l’équipe est au diapason. François Blondeau, le Président actuel du Musée nous accueille. Il sera très présent avec nous.

Laetitia arrive, c’est avec elle que j’ai négocié. Une jeune femme énergique et très sympathique. Je vois enfin Jean-Luc Roy avec qui nous avons monté la manip parachutage. C’est un ancien pilote du transport militaire qui aime ça, une figure avec qui le courant passe immédiatement. Bref, nous sommes contents d’être là.
L’organisation est efficace, nous avons une voiture, nos chambres d’hôtel, les parachutes de sauvetage pour le lendemain et nous dinons sous le hangar des réserves avec l’équipe. Le musée est merveilleux pour les amoureux de l’aviation légère et sportive et les amateurs de collection. Vous n’y trouverez pas d’avion de chasse, pas non plus d’avions en forme de pot de fleur finissant sur de l’herbe. C’est un musée vivant dans tous les sens du terme. Les avions sont refaits sur place, volent. Des projets fous animent les membres. Le lieu est magique, une grande voûte de lumière sous une toiture en ailes d’avions. Une équipe de tous âges et qui reçoit à bras ouverts. Tout compte fait, ce n’est pas si loin de Paris !

Christian nous fera visiter les trésors. Le Bobcat qui est en restauration. Gabriel qui en a piloté promet d’envoyer des photos et les pages de son carnet de vol. Nous irons aux archives. J’y passerai des heures !
Le meeting se déroulera tranquillement pendant les deux jours. Le lundi matin nous serons rejoints par Jean-Claude et Guy, notre équipe de mécaniciens de choc, accompagnés par leurs épouses.
Le samedi matin, nous ferons un largage de répétition avec l’équipe de paras de l’Armée de l’Air.
Jean-Claude qui va faire des photos et des films a revétu le parachute de sauvetage !

Les fauteuils Business long courriers sont appréciés







Nous recommencerons l’après-midi. Montée au niveau 50, dans l’axe,

les lampes vertes sont allumées

et ça part peu après.





Descente dans le local du terrain en attendant que tous les paras soient posés, puis nous rassemblons avec le Paris piloté par Jean-Michel Laporte.


Nous ferons de belles images, cet avion est beau et il est bien piloté. Jean-Michel est le Président d’Armor Aéro Passion, une association qui fait voler le dernier Morane Paris MS760 français. Ils me font un peu penser à nous. Jean-Michel est Commandant de Bord chez Britair après avoir fait une carrière dans l’aéronavale.




Le break

Après le vol, photo de groupe avec cette belle équipe des paras de l’Armée de l’Air

La même chose le lendemain. Le dimanche, il y a plus de monde.
Nous aurons une visite émouvante : Claude Guyot, pilote de C47 abattu sur Dien Bien Phu. Il nous raconte un bout de son histoire et c’est un grand moment d’émotion quand il prend place sur le siège gauche du cockpit.



Dimanche, c’est Brigitte, notre relation avec l’équipe de gestion Air France qui arrive. Elle nous aide également à monter notre outil de gestion comptable et elle fera le vol jusqu’à Toulouse avec nous.

et Christine et Tharcise venus de Vannes avec leur petit avion jaune, passent la journée avec nous.


Ils y a de beaux avions sur parking :




Les deux journées se termineront dans l’avion, avec des tartes aux quetsches préparées par Jean-Claude. Jean-Claude est mécano-patissier, une nouvelle spécialité ! Elles seront arrosées au champagne, ce qui nous permettra de passer les bouteilles données par nos collègues hongroises.



Tous les soirs, nous dinerons sous le hangar des réserves du musée, une véritable caverne d’Ali-Baba, dans laquelle on rentrerait quatre Dakotas.


Le lendemain lundi, Gabriel fait un aller retour à Nantes avec Jean-Claude et Yves pour récupérer Fabrice, pendant que nous préparons l’avion avec Guy. Nous allons partir pour Francazal. Tout est réglé avec l’équipe du Musée, au-revoir à tout le monde, et c’est la mise en route.
Grand ciel bleu, pas de zone militaire active. Ce vol sera beau, nous irons tout droit, c’est la Californie. Aujourd’hui, j’ai soixante ans et je les passe aux commandes du DC3. C’est mon plus beau cadeau, merci à Gabriel de m’avoir permis de vivre ça.
Peu après le décollage, il passe derrière pendant que Fabrice s’installe à côté de moi. Nous ferons le vol entre 1500 et 2000 pieds. Je passe les deux moteurs sur le réservoir arrière gauche pour équilibrer avec le droit qui est moins plein depuis Poitiers. Brigitte passe nous voir. L’atmosphère est douce et nous voyons défiler la France sous les ailes de l’avion. Le passage de la Dordogne signifie pour moi le sud ouest toujours aussi beau. Les boucles du Lot brillent, devant nous la piste de Fumel et rapidement nous traversons la région. Les coteaux du Tarn apparaissent, avec Montauban. Dans le lointain, les Pyrénées émergent de la brume. Bon, concentrons-nous sur l’arrivée. Je quitte Toulouse info et passe sur Blagnac, le point novembre de la CTR est devant. Gabriel vient se rassoir devant pour l’arrivée. Nous sommes autorisés à faire une verticale Blagnac et directe sur Francazal. L’aéroport s’étale sous nos yeux avec ses dizaines d’Airbus, du 320 au 380, le hangar d’Air France Industries. En poursuivant au cap, voici Francazal. Le contrôleur nous autorise une vent arrière main gauche et c’est la finale pour la 14.

Une fois posés, nous sommes dirigés vers l’immense parking quasi vide. Un placier nous guide, mais sur la droite les deux Sous-Off de la piste ne sont pas d’accord et donnent des signes contradictoires. Bon, on s’arrête et on coupe. L’avion sera déplacé demain matin pour être mis devant la tribune, ça n’a donc pas d’importance. Hervé arrive et nous descendra à l’hôtel. J’ai préféré le Novotel de Compans et un restaurant en ville à l’hébergement sur la base pour mes 60 ans ! Nous passerons une soirée agréable dans Toulouse, toujours aussi rose et fantasque.



Notre restaurant, choisi par Gabriel, qui le connaissait du temps des découchés Air Inter. Nous y avons très bien mangé, et c’était sympathique.

Nous essaierons même le métro. Le lendemain, Brigitte remonte à Paris et nous allons, Hervé, Yves, Gabriel et moi participer à la cérémonie de fermeture de la base aérienne de Francazal. C’est pour cela qu’ils ont fait venir l’avion. Le Noratlas est également là, ainsi que le Dassault 315 d’Alençon et bien sûr une petite galerie d’avions militaires. Je ne suis pas sûr que nous puissions continuer avec l’Armée de l’Air dans les conditions qui nous sont faites. Les aéroclubs restent sur des montants raisonnables et paient au moment du départ, alors que nos participations de juin aux meetings de l’air et à la cérémonie sur la base d’Orléans qui étaient positionnées à un niveau nous faisant perdre de l’argent, ne sont toujours pas réglées. C’est le monde à l’envers, les Associations subventionnent l’Armée de l’Air. Et ce n’est pas un problème militaire, car nous fonctionnons très bien avec l’ALAT et les régiments parachutistes. Il me semble que l’Armée de l’Air ne mesure pas bien la contribution des Associations au maintien du patrimoine. On ne voit pas à quel point le maintien en vol de nos vieux avions fait partie du ciment qui nous lie. Les Suisse le font : c’est en Suisse que vole le dernier Mirage III, les Anglais font voler un Vulcan, avec tout le reste et ne parlons pas bien sûr des Américains.
La cérémonie se déroule sous nos yeux, avec ses discours et remise du drapeau. Nous avons ensuite des visites et vers 16h30, départ pour Blagnac, un saut de puce avec malgré tout un passage sur la base.
Nous sommes attendus chez AFI, où nous passons de justesse entre le premier 318 qui sort de grande visite et un poteau. L’avion est stocké pour dix jours et nous rentrons sur Paris. Dans l’Airbus, l’hôtesse qui a vu nos blousons nous demande si c’est nous qui faisons voler le DC3, oui ! Et voilà, encore un accueil sympathique pour clore cette belle rotation.
Jacques